Kick-Ass 2 se passe quelque temps après les évènements du premier film. On retrouver Dave Lizewski (Aaron Taylor-Johnson) et Mindy Macready (Chloë Grace Moretz) essayant de se réhabituer à la vi de lycéens adolescents, au lieu de rôder dans les rues en tant que Kick-Ass et Hit-Girl, respectivement. Cependant, les anciennes habitudes ont toujours du mal à partir et Dave se retrouve très vite sous la tutelle de Mindy, alors que leur cercle de justiciers en graine s’étend en une vraie équipe, menée par le rusé Colonel Stars and Stripes (Jim Carrey).

Mais chaque lumière à son ombre et la nouvelle place de Kick-Ass dans la ligue des gens qui se battent pour le bien inspire son ancien adversaire Chris D’Amico (Christopher Mintz-Plasse) à devenir le premier super-méchant du monde, The Motherf*cker. Chris monte une équipe de psychopathes déments comme Mother Russia (Olga Kurkulina) et Genghis Carnage (Tom Wu) en tant que généraux, et prépare de venger son père en détruisant le monde de Kick-Ass et d’Hit-Girl – tout autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de leurs costumes.

Avec Kick-Ass, le réalisateur/scénariste Matthew Vaughn a pris la bande dessinée satirique sur les super-héros dérangée entre ses mains (créé par Mark Miller et John Romita Jr.), et l’adapte en un film déconstruit satirique de super-héros, qui a été amélioré par le style signature unique de Vaughn et sa technique remarquable. le réalisateur de Never Back Down Jeff Wadlow est intervenu pour s’occuper de l’écriture et la réalisation de la suite, qui – du comics de source, jusqu’au script du film, jusqu’au film lui-même – est une suite au premier film bien moins sophistiqué (mais toujours plutôt divertissante).

Aaron Taylor-Johnson et Chloë Grace Moretz dans Kick-Ass 2

Aaron Taylor-Johnson et Chloë Grace Moretz dans Kick-Ass 2

Globalement, Kick-Ass 2 est une suite “bien” mais pas “géniale” de l’originale de Vaughn qui était intelligemment surprenante, stylisé, originale et plein d’esprit. La suite sera plus divertissante pour les fans qui veulent revisiter l’univers et les personnages pour une autre comédie à travers la version tordue de l’univers des comics de DC et de Marvel – mais à part ça, tout ce que vous avez est un film d’action qui donne l’impression d’être un film de série B. Si ce n’était pas avec Kick-Ass ou Hit-Girl en tête d’affiche, il y aurait beaucoup moins d’intérêt et d’excitation pour cette expérience de Kick-Ass 2 (faites vous votre propre idée en le regardant sur [url=http://www.streamingly.net]streamingly[/url]).

Donc, ce qu’il nous reste est: comme l’a dit un des spectateurs en sortant de la salle de cinéma: “C’était bien, mais il faudrait qu’ils fassent un film sur Hit-Girl sans le reste. Le reste n’est plus vraiment intéressant”. En effet.

[NOTE: Il y a une scène après les crédits de fin, donc soyez bien sûr de regarder le film en entier.]

Suivant la mort du co-fondateur d’Apple Steve Jobs, Hollywood a été rapide pour répondre avec un nombre de projets visant à faire justice à l’icône de l’industrie de la technologie – dont un traitement du scénariste acclamé Aaron Sorkin. Le premier projet à sortir des studios jusqu’aux cinéma est Jobs, réalisé par Joshua Michael Stern et avec pour rôle principal Ashton Kutcher dans la peau de l’homme qui a appris à des millions à “Penser Différemment”.

En commençant quand le personnage éponyme “college dropout” s’allie avec son ami, et ingénieur en informatique, Steve Wozniak pour développer et mettre sur le marché le Apple I (le premier ordinateur vendu par sa nouvelle société formée Apple Computer, Inc.), la biographie de Stern et de Kutcher documentent les hauts et les bas des relations compliquées de Jobs avec Apple sur trois décennies – partant d’une petite startup de technologie jusqu’à devenir la marque la plus reconnue dans le monde de l’informatique sur la planète.

Comme pour beaucoup de biographie, c’est pas tout le temps facile pour les spectateurs de trouver la limite entre les faits et la fiction dans Jobs – vu que Stern essaye d’ancrer Steve Jobs ainsi que les autres personnages réels avec un regard significatif et perspicace sur la tête d’affiche d’Apple. Alors que le matériel s’avère une “vrai” histoire a déjà une bonne part d’évènements dramatiques (et quelques inspirants), Jobs succombe à une structure plutôt standard de biographie.

En rajoutant un peu plus de conflits, et en essayant parallèlement de s’occuper de thèmes lourds, le film final est maladroit, quoique intéressant, une expérience qui pourrait satisfaire les spectateurs qui veulent juste en savoir plus sur Jobs et Apple, Inc. Ceci dit, les “je sais tout” de l’industrie de la technologie ou quiconque espérant avoir une histoire plus profonde sur le personnage ne trouveront probablement pas grand chose de très profond ni informative avec Jobs comme le voulaient le réalisateur et la star du film.

Jobs est un effort passionné et c’est clair que Kutcher tout autant que Stern ont visé pour la grandeur. Globalement, c’est une histoire intéressante que certains spectateurs vont apprécier, sans question, et vont apprécier en savoir plus sur Apple et son fondateur. Cependant, le film final manque de brillance et la “grandeur” que Steve Jobs a réussi à apporter de façon routinière dans ses propres produits. Au lieu de suivre le slogan d’Apple de “Penser Différemment”, Jobs n’arrive pas à être plus qu’une expérience cinématographique ordinaire sur les chroniques de la vie d’un homme extraordinaire.

Dans Jersey Boys, Frankie Valli (John Lloyd Young) est un adolescent démagogue, garçon de course pour la mafia italienne, et un chanteur talentueux. Sous les instructions de ses camarades de voisinage Tommy DeVito (Vincent Plazza) et Nick Massi (Michael Lomenda), Frankie apprend à perfectionner sa voix de fausset unique – rajoutant de l’argent à son travail de coiffeur avec des concerts dans différents groupes de musique populaire (tous formés par Tommy et Nick). Désireux de prendre sa carrière musicale plus sérieusement et d’accroître son public, la bande recrute le chanteur/compositeur Bob Gaudio (Erich Bergen). La bande se met d’accord sur un nom, “The Four Seasons”, et attire l’attention du producteur Bob Crewe (Mike Doyle) – qui lance le groupe vers succès après succès.

Cependant, pendant que le groupe “The Four Seasons” devient de plus en plus populaire à travers le pays, la pression du succès commence à faire des ravages. Les chanteurs favoris des fans commencent à faire face à des obstacles sur leur chemin, qui créé de la jalousie, frustration et suspicion dans le groupe. Malgré leurs disputes, “The Four Seasons” continue sur leur chemin – jusqu’à qu’un des membres soit accablé de dettes, créant une handicap qui menace de briser le groupe.

The Four Seasons - Tommy, Bob, Frankie et Nick dans le film Jersey Boys

The Four Seasons – Tommy, Bob, Frankie et Nick dans le film Jersey Boys

Les spectateurs qui s’attendent à voir un point de vue de “derrière les coulisses” du groupe The Four Seasons  seront probablement déçus par l’histoire de Jersey Boys  – alors que d’autres qui espéraient voir Eastwood innové dans le genre avec une expérience cinématographique rafraichissante, se rendront compte que ce film est juste un transfert de qualité de la scène jusqu’au grand écran. A certains moments, le centre d’attention est un peu mixé, surtout quand Valli commence à éclipser le groupe, mais même quand le film piétine, il a pleins de personnages intéressants, et des scènes musicales qui en valent la peine.

Christopher Walken dans le rôle de Gyp DeCarlo dans Jersey Boys

Christopher Walken dans le rôle de Gyp DeCarlo dans Jersey Boys

Il y a de meilleurs films musicaux que celui là, et à voir Jersey Boys sur scène est toujours la meilleure façon de suivre l’adaptation de Brickman et Elice; néanmoins, le film d’Eastwood devrait être satisfaisant pour plus d’un amoureux de la musique et du groupe “The Four Seasons” seront ravis. C’est un film de qualité – même si c’est un film qui ne s’aventure pas sur de nouveaux terrains (dans le genre du film musical du grand écran) n’a pas besoin d’innover pour plaire aux spectateurs qui sont à la recherche d’une histoire en chansons et une expérience de drame dansant.

La légende d’Hercule se déroule en Grèce antique, 1200 avant J.C., quand le guerrier à soif de pouvoir Amphitryon (Scott Adkins) mène une armée vers la victoire et conquiert les terres. Quand la femme d’Amphitryon Alcmene (Roxanne McKee) implore les dieux de relâcher son royaume de la loi tyrannique de son époux, ses prières sont entendu et répondu par la déesse Hera – qui, par le biais d’un humain, informe Alcmene qu’elle va porter le fils de Zeus: un demi-dieu nommé Hercules, qui a pour destinée de ramener la paix en Grèce. Vingt ans après, Hercule qui est maintenant un jeune homme (joué par Kellan Lutz) est naïvement heureux et ne se soucie pas de son vrai nom ou même de son héritage car il préfère passer ses journées à se b(attre ou avec son amoureuse interdite Hebe (Gaia Weiss), la princesse de Crète.

Cependant, quand Hebe est promise au demi-frère d’Hercule, Iphicles (Liam Garrigan), Hercule et Hebe tentent de s’enfuir ensemble en vain, ce qui mène Hercule à se faire exiler et très bientôt vendu en tant qu’esclave. Est-ce que le jeune héro mythique peut sauver la femme qu’il aime, tout en suivant sa destinée qui est de devenir le sauveur de son temps?

L’un des seuls point fort de ce film, Scott Adkins (qui a un temps d’écran limité), jouant le détestable Amphitryon, ainsi que Liam Garrigan dans le rôle du Prince Iphicles, aident vraiment ce film à ne pas tomber dans le ridicule. En effet, ce film (que personne n’attendait vraiment) n’est pas exactement un blockbuster qui fera tourner les têtes (le budget du film ne peut pas vraiment le qualifier de blockbuster non plus).

La violence, dans La légende d’Hercule qui est presque non sanglante (autant au sens figuré que littéral), nuit énormément au film. Ceci est partiellement dû au fait que ce film a été conçu pour la 3D, et qu’Harlin ainsi que le cinématographe  Sam McCurdy (que l’on a retrouvé sur Centurion), met en scène les scènes de combats avec un composition visuelle propre et essaye toujours d’aller pour les effets tape à l’œil facile (exemple: des flèches se dirigeant directement vers le spectateur ou Hercule qui fait tournoyer son épée de foudre). Cependant, à part pour une poignée de scènes, l’aspect 3D n’ajoute pas vraiment énormément et n’est pas vraiment nécessaire ce qui ne rend pas vraiment le prix payé en plus (pour la 3D) rentable.

Pour résumer,  La légende d’Hercule donne le sentiment d’un film de science fiction de série B où l’imprudence nécessaire pour faire de ce film “tellement mauvais qu’il est bon” n’est pas au rendez-vous. Si vous préférez, le film Hercule (avec Dwayne Johnson en tête d’affiche) de Brett Ratner, n’aura pas vraiment de challenger au titre de “meilleur film d’Hercule de l’année” cet été.